Sebastien Briere - Photographe Paysagiste et Portraitiste
Posté par admin le 29 mar 2008 dans Photographes amateurs talentueux • 3 commentairesAmbassadeur de la beauté du monde qui se révèle autour de lui, Sébastien Briere est un photographe très talentueux. Entre fascination, excitation et frustation, il aime se retrouver seul pour photographier de magnifiques paysages qui se dévoilent sous son oeil passionné. Toujours en quête de perfection, les portraits occupent désormais une place importante dans son univers artistique. Il a accepté de répondre à mes questions pour notre plus grand plaisir !
1- Qu’est-ce qui vous a amené à photographier pour la première fois ? Pourquoi avez vous continuez ?
Ma passion pour la photographie est survenue assez tardivement. Je crois que mon intérêt pour cette dernière est venu de la peinture. Ma rencontre avec des artistes peintres (dont ma compagne) m’a donné l’envie de trouver mon propre moyen d’expression. Je ne sais absolument pas dessiner ni peindre, la photographie s’est révélée à moi comme étant une technique facile d’accès.
Je fais réellement de la photographie depuis 2003. C’est à partir de ce moment là que tout à vraiment démarré.
2- Comment avez vous appris ? Pouvez vous nous dire quelles sont, selon vous, les “références” en matière de photographie ?
Surtout en autodidacte et aussi, un peu, grâce à internet. Les forums sur le thème de la photographie sont légions. Grâce aux rencontres que j’ai pu faire (qui pour certaines ont depuis largement dépassées le stade du virtuel par clavier interposé) sur ces sites, j’ai appris beaucoup, surtout dans le domaine de la post production.
Et puis tout simplement, j’ai appris en pratiquant beaucoup et en faisant des erreurs.
Mes références sont multiples, si je devais en citer une pour chacun des domaines que je couvre ce serait Eolo Perfido pour le portrait et Ian Cameron pour le paysage. Mais il y en a pleins d’autres…
3- Avec quel matériel travaillez vous ? Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?
Je travaille exclusivement en numérique. Actuellement je dispose d’un Canon 5D et une petite panoplie d’objectif allant du 17mm au 300mm.
Le choix du numérique s’est imposé à moi depuis le début. En 2003 le marché du reflex numérique se développait à grande vitesse et on était au tout début de sa démocratisation. C’est cette année là que j’ai acquis mon premier appareil, un Nikon D100.
J’ai aussi travaillé en argentique mais le gain qualitatif a diminué rapidement avec les années. Je l’ai finalement abandonné.
Le choix du 5D a été une évidence : le plein format et l’utilisation de manière optimale du grand angle. De plus ses 12,8Mpix sont un véritable atout en paysage mais aussi en studio.
4- Pourquoi les paysages ? Q’est-ce qui vous a attiré dans ce type de photo ?
J’aime les beaux paysages, la nature et son coté imprévisible. Je ne saurais pas dire pourquoi, il se trouve simplement que ce thème s’est imposé à moi dès le début.
5- Lorsque vous vous “baladez”, l’appareil photo en bandoulière, pour faire des photos de paysages, que ressentez vous ? Quand déclanchez vous ? Vous vous dites “Tiens ! Ce sera un paysage parfait !” par hasard ? En somme, comment travaillez vous ?
Lorsque je pratique la photo de paysage je ressens évidemment tout un tas de chose très positive. J’aime me retrouver au milieu de nulle part comme ce fut le cas dans certaines régions de l’Ecosse. J’éprouve souvent une grande fascination devant la beauté d’un paysage. Mais je peux ressentir aussi tout un tas d’autres choses; comme de l’excitation lorsque la lumière est là et que je la sais éphémère ou bien encore de la frustration lorsque très souvent je reviens bredouille d’une sortie.
La photo de paysage demande beaucoup de temps, de disponibilité et de patience. Malheureusement, je ne suis pas d’un naturel patient et je vie souvent les choses avec mes tripes, avec beaucoup de passions dans tous les sens du terme. Ce qui explique ce florilège de sentiments parfois contradictoires lorsque je pratique la photo. La frustration par exemple est un sentiment récurrent. Cependant je sais qu’elle me fait avancer.
Je ne me dis jamais « Tiens ! Ce sera un paysage parfait ». Le jour où ce sera le cas c’est que j’aurais beaucoup progressé. Je suis très exigent envers mon propre travail et suis rarement, voire jamais, pleinement satisfait. En même temps je suis conscient de mes faiblesses comme l’impatience qui parfois me joue des tours.
En paysage j’essaye donc de me forcer à prendre le temps. Aussi, je travail systématiquement avec un trépied, quelque soit les conditions de lumière. Cela m’oblige à ne pas trop me précipiter, à préparer convenablement ma prise de vue et d’attendre le bon moment pour déclencher. Mes photos sont de moins en moins le fruit du hasard comme cela a pu être le cas au tout début. Il y a de toutes façon beaucoup plus de satisfaction à réussir une photographie que l’on a su préparer que d’en avoir réussi une par hasard.
Par ailleurs je travail exclusivement en RAW et je me restreint, sauf cas particulier, au niveau du post traitement (contraste/luminosité, balance des blancs et saturation). J’essaye de soigner au maximum ma prise de vue, c’est d’ailleurs pour cela que j’utilise des filtres dégradés gris neutre indispensables en photographie de paysage.
6- Quels conseils donneriez vous à un débutant en la matière ?
Difficile question. Simplement de persévérer et de ne jamais baisser les bras. Aussi de toujours avoir un trépied et de bons filtres dégradés gris neutre.
7- Vous faites également des portraits depuis peu ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui vous a attiré là dedans ?
Je fais du portrait depuis 2005.
Comme je l’explique plus haut, concernant la photographie de paysage, elle demande beaucoup de disponibilité. Je n’en ai pas toujours. Puis, il y a des saisons plus propices comme l’automne, l’hiver et une partie du printemps. Par ailleurs, si j’ai pu faire beaucoup de paysage de ma région, l’Alsace, j’éprouve aussi le besoin parfois de faire un break, de voir autre chose. Tout cela pour dire qu’à certaines périodes je fais assez peu de prise de vue.
Ceci étant j’ai tout de même besoin de tenir l’appareil en main, de faire des photos. J’ai donc cherché à couvrir un second thème pour m’occuper pendant les périodes creuses en matière de paysage.
J’avais commencé la photo de rue, mais cela ne donnait pas grand-chose. Un jour, à la demande de mon épouse, j’ai réalisé quelques portraits de mes enfants. A mon grand étonnement, j’étais assez fier du résultat et surtout, j’ai reçu, par ailleurs, un écho plutôt positif avec ces images. C’est à ce moment là que mon envie de faire du portrait est née.
Ensuite, une amie modèle et photographe à accepter de se prêter au jeu pour ma toute première séance en studio…
L’autre élément décisif fût qu’en 2005 j’ai eu l’opportunité d’accéder à un studio particulièrement bien équipé.
Le choix de ce thème est tout de même assez paradoxal car je ne suis pas du tout du genre à aller vers les gens. La photographie de paysage est d’ailleurs le thème idéal lorsque justement on cherche à exclure l’élément humain.
8- Comment les réalisez vous ? ( Matériel, disposition, réglages…. )
Je travaille généralement avec une voir deux sources de lumière (je ne compte pas l’éclairage du fond). Soit avec une boîte à lumière soit avec un bol beauté. Ensuite, contrairement au paysage, je n’hésite pas à post-traiter.
9- Comment ce déroule le shooting ? Quels sont vos rapports avec les modèles ?
La plupart du temps, ce sont des séances sans thème particulier, au feeling avec pas mal d’improvisation. Parfois ça marche très bien, parfois moins. J’ai du mal encore à formaliser les idées et à les mettre en application. De plus je ne suis probablement pas très doué, pour diriger les modèles. J’ai plus de facilité avec les modèles qui ont naturellement un don d’acteur. J’ai beaucoup de progrès à faire dans ce domaine.
10- Quels conseils pourriez vous donner à un débutant désireux de faire ce style de photo ?
Idem que pour le paysage, persévérer et ne pas baisser les bras
11- Ou et comment trouvez vous vos modèles ?
Je ne les trouve pas, ce sont eux qui me trouvent. Internet aide beaucoup pour ça.
12- Vos photos sont “parfaites”, belles et créatives ! Avez déjà envisagé de devenir pro ? Pourquoi ne pas allier votre passion à votre métier ?
Tout d’abord, merci pour les remarques ![]()
Oui, comme beaucoup je pense. Ceci étant j’ai rapidement balayé cette idée. Je préfère continuer à faire la photo que je désire, sans autre pression que celle que j’impose à moi-même.
Par ailleurs, je ne pense pas faire des photos qui se vendent. Je ne suis pas attiré par la mode beauté, le fashion, etc. Pour le paysage, peu à ma connaissance en vivent vraiment à part bien sur certaines « pointures ».
13- Quels sont les photographes que vous admirez ? Et ou puisez vous votre inspiration ?
En paysage j’adore ce que font les photographes du collectif Timecatcher, plus particulièrement Ian Cameron. Bien sur il y a aussi le travail de l’incontournable Vincent Munier pour lequel j’ai une très grande admiration. Il y en a tellement d’autres, souvent peu connus d’ailleurs.
En portrait, comme évoqué plus haut, il y Eolo Perfido, mais ainsi Denis Rouvre, Andrzej Dragan, Mehmet Turgut ou encore Zosia Zija… il y en a tellement.
14- Une petite anecdote ?
Pas une anecdote mais une situation récurrente. Comme je le disais, je manque souvent de patience. Je ne compte pas le nombre de fois ou j’ai attendu devant un paysage, l’appareil sur le trépied, le cadrage « au petits oignons » ne manquant plus que la belle percée de lumière. Puis estimant avoir assez attendu (parfois presque une heure) de tout remballer et de tourner les talons. C’est toujours à ce moment là que la lumière jailli… trop tard !
15- Quelles sont vos projets ? Comment imaginez-vous la suite de votre parcours ?
En paysage j’envisage un jour de me mettre au moyen format 6×7. Par ailleurs j’espère pouvoir continuer ma série sur l’Ecosse, j’y retourne probablement fin 2008. Sans oublier d’autres projets comme l’Islande, la Laponie ou l’Oregon aux USA.
En portrait, je rêve de disposer de mon propre studio. Surtout pour sophistiquer un peu plus mes prises de vues (varier plus les fonds, etc.).
16- Auriez vous envie d’essayer un autre type de photo ? Si oui, lequel ?
Pas vraiment.
Enfin si, à l’instar de ce que peut faire Zosia Zija, photographier des instants de vies, des morceaux d’existences. Pour cela il faudrait que je fasse violence pour m’immiscer dans la vie des autres.
17- Une remarque ?
Merci pour cette interview
Merci à toi Sébastien de nous livrer ici quelques uns de tes secret et de nous exprimer ta manière d’appréhender les choses !
Son portfolio dédié aux paysage est visible ici : http://www.photos-sebbri.net/index.html et pour les portraits, c’est par ici : http://backside.sebastien-briere.com/
admin is David NICOLAS, 16 ans, en Bretagne depuis près de 9 ans. Passionné par la vie en général et le monde qui m’entoure, j’étudie en première ES. Mais j’entretien une relation particulière avec la photographie, à laquelle je m’abandonne pleinement dés que j’ai un moment de libre. J’invite d’ailleurs les personnes intéressées à visiter mon site : www.davidou.com. Je m'épanouis dans les domaines de la mode/beauté, et du nu artistique.... Vous pouvez aussi me retrouver sur FlicR : http://www.flickr.com/photos/davidou_com/.
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Un grand bravo pour l’ensemble de votre travail et la sobriété de votre site, j’ai particulièrement apprécié votre galerie sur l’écosse et vos portraits. Encore une belle leçon de photographie et un site à bookmarker!
Bonne continuation…
De sublimes images de paysages, des choses simples photographiées avec beaucoup de talent et d’amour et qui nous les font voir autrement…
J’ai beaucoup aimé la galerie de l’Ecosse et plus particulièrement la photo de Eilean Donan Castel elle est superbe, pleine de féérie…
Les portraits également sont magnifiques, ils expriment tous un sentiment ou un ressenti…
De belles images en tous genres…
Bravo et bonne continuation…
Fifaine
Merci beaucoup pour vos commentaires et encore merci à David pour cette petite tribune